Opération simple à priori mais pouvant se révéler périlleuse, l'achat d'un club par des investisseurs, sous des dehors "purement" sportifs, ne révéle le plus souvent que des opérations immobilières. D'expérience, on peut dire qu'investir dans le football pour la beauté du geste relève de l'inconscience ou du mensonge le plus éhontée.
Pourquoi?
Vous connaissez beaucoup d'affaires juteuses où la main-d'oeuvre est bien rémunéré dont une qui est très chère (joueurs vedettes)?
Vous investisserez dans un club où les actifs sont très volatiles ( Un Messi blessé et votre capital joueur s'effondre)?
Vous placeriez votre retraite dans les actions d'un club avec comme épée de Damoclès l'aléa sportif ( Liverpool qui perd contre un club de Troisième zone en Cup) d'un week end sur l'autre?
Non. Evidemment ou rationnellement non.
Nous revenons donc à des buts inavoués que d'investir aujourd'hui dans un club de football. Ne croyez pas tout le bla-bla sportif fait pour tranquilliser les naïfs et les con-plaisants.
Bon, c'est pas tout. Comme dans tout bon thriller, il faut une cible, des motifs, des suspects et des témoins.
La cible:
Un club endormie, au glorieux passé (ou pas),
disposant d'un public fervent et nombreux (si possible pour remplir le stade) et
surtout propriétaires d’actifs tangibles, physiques, revendables (comme par
exemple des stades, mais ils auront en outre tout intérêt à acquérir des centres
commerciaux, des magasins d’articles de sport, etc.)
Ainsi, l'OM répond aux deux premiers critères mais pas au troisième( le stade appartenant à la Mairie). Liverpool répond aux trois critères PLUS à un goodwill inestimable (Liverpool, son Kop, Les Beatles....).
Motifs (avouables à court terme et non avouables au delà)
A court terme : rassurer ces mêmes supporters de la volonté de pérenniser le club à travers une stabilité de l'actionnariat, une amélioration des résultats, une politique des transferts ambitieuses.
Mais, quand on est un fonds d'investissement, l'objectif avoué est tout autre.
Ainsi, à moyen terme (le long terme n'existe pas pour les fonds), l'objectif est de vendre les actifs du club, le plus souvent situé en plein centre ville et de réaliser une opération financière des plus juteuses. Au prix du mètre carré dans les centres ville, vous imaginez la plus value monstrueuse quand vous avez acheté à prix bradé comme Colony Capital à Paris ou pour un franc(euro, dinar, dirham) symbolique surtout quand le club n'a pas énormément de dettes (cas d'école avec un club marocain du nom du FUS). Liverpool est également dans ce cas. Ainsi, si ce propriétaire détient 100% des actifs, le stade pourra être transformé en mall, friterie ou garage si ça lui plait.
Pour rappel, l'opération pourra être bloqué si existence d'une minorité de blocage (33%)
Profils de ces serials acquéreurs
Maintenant, vous pouvez avoir différents profils d'acquéreurs.
Les plus dangereux pour un club sont les purs spéculateurs qui n'investisseront pas un sous, si ce n'est les frais de fonctionnement classiques car, encore une fois, ils ne sont pas là pour payer des joueurs en short mais pour GAGNER de l'argent. ex : ils sont nombreux et la flambée des prix immobiliers les a sorti du bois. En général, ils ne connaissent rien au football et le voient comme un nouvel eldorado.En fait, je m'explique, l'eldorado, c'est pas le football en soi (nan, ça rien à fOOT--re), mais le terrain du stade, les annexes de ce club etc...à travers lesquels on projette déjà des "mega" complexe résidentiels ou autres.
Les bâtisseurs : race à part dans le football et qui a du s'éteindre à l'orée des années 2000. Investissent d'abord dans un projet sportif avec comme ambition unique d'être le meilleur dans son métier. ex: Berlusconi avec Milan, Aulas avec Lyon . Les droits télé assurent alors plus de 60-70% du chiffre d'affaires.
Les cachottiers : Ceux là ont des choses à se faire pardonner et le sport leur permet de blanchir leur image et leurs capitaux. En effet, le football de haut niveau peut être un merveilleux agent de blanchiment. Nous avons tous en mémoire des joueurs inconnus valorisés à quelque millions d'euros du jour au lendemain et dont le transfert d'argent donne lieu à la panoplie habituelle des lessiveurs : retrocommissions, primes non déclarés, transfert via 5 ou 6 paradis fiscaux...;Les Abramovitch (pas de preuve encore), Khalifa, Joorabchian...un Abramovitch veut, via Chelsea faire oublier l'origine mystérieuse de sa fortune.
Les empêcheurs de tourner en rond (ou Syndrome de l'inspecteur Colombo)
Ils existent et sont affublés de drôles de tenues. Oh, mais bien sûr, ce sont ces supporters qui, sous prétexte de ce même passé nostalgique, refusent d'être relogés ailleurs, dans un meilleur stade, avec des glaces coûtant deux fois plus chers et des tickets trois fois plus élevés pour voir leur équipe jouer à 15-20 km plus loin que précédemment. Quel rabat joie et quel refus de la modernité. Enfin, ceci est valable quand ces mêmes supporters existent.
Les autres gardes fous sont, par exemple en France, les mairies qui louent leur stade communal ou ont un droit de regard via les subventions accordés.
Ainsi, des clubs prestigieux comme l'Inter, la Roma ne font que louer à la mairie leur stade et celui ci ne peut être intégré dans la valorisation de ces clubs. Donc, moins intéressants pour d'hypothétiques acheteurs (Vous ne verrez jamais parler de ces clubs pour être rachetés).
Un contre exemple cependant : l'OM. Mais, bon, l'acheteur s'est révélé être un escroc ce qui ne nous a pas étonné au vu du prix proposé à Dreyfus, PDG de l'OM (5 fois le prix du rachat du PSG par Colony soit 110 millions d'euros).
Dernier garde-fou : La justice. Car, comme il a été démontré via des procès retentissants, le football est un excellent vecteur pour divers escrocs ( les Dills, Courbis, Big Sam Allardyce, Redknapp, Zivv...) d'arrondir leur fins de mois via des commissions douteuses.
D'autres, plus institutionnelles se serviront sur la bête et mèneront à bien leur juteuses plus-values immobilières, particulièrement si face à eux, ils n'existent ni supporters véhéments, ni mairie vigilantes, ni opinion publique scandalisée. Alors, à nous le magot et bras d'honneur aux supporters d'en face.
Moralité : Le sport professionnel c'est bien. Les Bénéfices Professionnels c'est mieux (disent-ils)
Une liste(non exhaustive) de personnages et entités dont on aimerait qu'ils suivent le plus souvent possible le con(seil) de little mad man Sarkozy :
- George W Bush : je sais, c'est facile. Mais mis à part le terme 'pauvre', l'injonction sied comme un gant (gland?) à cet énergumène
- Microsoft : qui vendent à des Maxi prix des produits de petites qualités pour se faire des marges géantes. Et hop, choppés en plein excès de déconnade par la Commission Européenne qui leur inflige 899 millions d'euros d'amende (Prononcez eight ninety nine). Merci l'Europe.
- Au staff de Hillary Clinton : pour attiser la haine anti-musulmane et créer l'amalgame en voulant discréditer Obama avec photos et insinuations. Décevant.
- Au moralisateurs de tout poil (surtout le long et hirsute) envahissant notre beau pays, le Maroc : Non, nous ne sommes pas des moutons bêlants et égarés et n'avons pas comme ligne d'horizon de nous habiller en kandrissa et djellaba(sauf jours fériés). De même, nous aimons les autres cultures dans leurs richesses et diversités (y compris et surtout les quatrains de Omar Khayyam). Bon, en fait, tu sais quoi, Casse toi,.....
- A tous les incompétents ( Un Con Pétant souvent pédant d'ailleurs) existants à divers échelles de notre société (ils se reconnaitront facilement) et qui ne sont pas à leur place, qui nous pourrissent l'existence par leur incompétence crasse, qui nous retarde et on n'a qu'un mot à leur dire: CASSE TOI,PAUVRE CON!!!( vous remarquerez au passage que je le tutoie)
Lu hier dans la presse et commenté de mauvaise foi :
- "Suite à la grève, le Maroc privé de services publics ": fonctionnaires en grève relève du pléonasme. Aucune différence notable remarquée.
- "Casablanca bientôt sous vidéo surveillance" : faudra m'expliquer comment une caméra pourra empêcher , allez au choix : le vol à l'arrachée, les mendiants, l'incivilité ... Je note également qu'on privilégie la surveillance à l'installation de pissotières ( 0 toilettes publiques à Casa!!), de poubelles au coin des rues, de noms de rues bien visibles par tous....
- "Star Academy 7 débarque au Maroc" : la France à l'amende. L'envoi de déchets est normalement strictement réglementé.
-" la femme marocaine primée en France" L'economiste du 14/02/08 -matières : Croupe/ enjambement d'obstacles/tenue/dressage. Vous nous en voyez ravi, Messieurs de l'Economiste.
La récente défaite du Maroc à la CAN a eu pour effet de réveiller les esprits sur la situation calamiteuse du football marocain et de délier les langues. H.Michel, bouc émissaire par excellence a joué son rôle de fusible. Bien entendu, et fallait-il s'attendre à autre chose, les choses en sont restées là et , vogue la galère ( vers de nouveaux récifs).
Mais, si on veut extrapoler, cet échec n'est que la résultante d'une absence totale de stratégie à long terme qui se retrouve, hélas, dans bien des domaines et particulièrement dans celui des affaires.
La compétition mondiale que se livrent les pays émergents ne saurait souffrir d'amateurisme et de vision court-termiste: d'abord, les politiques de rafistolage ou de pompier ont fait leur temps, car si cela permet d'occulter les carences structurelles pour un temps, elles ne peuvent servir de viatique pour ériger une politique industrielle, agricole, sportive, culturelles (..........ajoutez y ce qui vous plaira) cohérente.
Pour reprendre un mot du regretté Archimerde, "tout corps plongé dans la Me... finit par sentir mauvais". Aussi, faut-il récurrer la baignoire et prendre le temps nécessaire de bien le faire.
Cela passe donc par:
- Etablir un constat d'urgence,
- développer une vision et une stratégie,
- des objectifs à moyen et long terme,
- éviter la complaisance et la suffisance qui sont de redoutables obstacles,
- de la patience qui peut être alimenté par une transparence sur les réalisations effectuées,
- des personnes motivées et compétentes, répondant chacun à son niveau, aux critères requis par le poste occupé.
Il me semble que ces principes, qui peuvent apparaître comme triviaux, constituent une bonne base pour changer des comportements s'apparentant le plus souvent à des récompenses, rentes de situation...
Casser la culture du compromis et du consensus(mou car il n'est dur qu'en période exceptionnelle :guerre, épidémie, famine..) est à mon sens le seul moyen de faire évoluer une société conservatrice et par trop nombriliste.
Un petit mot sur le contrôle de l'information de la Bourse Marocaine : catastrophique!!!!
On se demande ce que font Ms Dounia Taarji et Alami. A croire que sur leurs écrans de contrôle, on s'amuse plus à voir les mouches s'enc.... que l'énorme délit d'initié qui a eu lieu ces dernières semaines concernant une très grosse société de la place. Où est la protection des investisseurs?
Le silence est d'or mais pas en matière de règlementation boursière. Vouloir son indépendance de la tutelle du Ministère des Finances est une bonne chose, mais pour en faire quoi si vous n'avez pas les compétences et cojones (pardon mais ca passe mieux en espinguoin)pour taper du poing et épingler un de ces coquins pour nous rassurer, nous autres petits épargnants.
Conclure à tour de bras des accords avec les commissions de contrôle de Papouasie Nouvelle guinée, ou autre Azbakastan ne nous intéresse pas même si cela peut flatter vos égos (nomination en tant que Vice Président du comité Bidule Chnuck ou trésorier de la commission internationale Truc Trouc).
La confiance dans le marché passe par la sanction des contrevenants aux règles du marché, et pour respecter l'équité, quelque soit leur position ou rang dans telle ou telle société. Le combat du Conseil Déontologique doit être quotidien auprès de sa tutelle pour acquérir des moyens de sanction approprié et non pas une fois par an autour d'un verre de thé et en levant la main pour parler.
A bon entendeur, ciao.
L'élection de Nicolas Sarkozy est un enchantement pour tous les chroniqueurs politiques et pour les amoureux (n'y voyez aucune allusion) de Shakespeare.
A croire que NS veut nous faire plonger dans la lecture du grand William (ce qui soit dit en passant est un vrai régal) pour deviner ses prochains actes/turpitudes/réalisations ( barrez la mention inutile).
Je me résume : son histoire commence avec son élection et donc la vengeance du père assassiné (Balladur mort politiquement tué par Chirac) et nous avons là du Hamlet.
Puis drame de l'amour et de la jalousie avec le divorce et nous avons une relecture de Othello. La ballade de Carla et Nicolas sur les bords du Nil, et , mais c'est bien sûr, Antoine et Cleopâtre.
Vous croyez que c'est fini, pas du tout, voici poindre à l'horizon Brutus (Jean fils de ...) et les ides de Mars (élections municipales) et, nous de conseiller à Jules César(little) 'Sarkozy' de se méfier de ses proches.
Jules César dans le texte Shakespearien : Je veux près de moi des hommes gras, des hommes à la face luisante et qui dorment les nuits. Ce Cassius là-bas a l'air bien maigre et famélique ; il pense trop. De tels hommes sont dangereux. On aura tous reconnu dans les hommes gras Xavier Bertrand, Pierre Charron, Roselyne Bachelot et dans Cassius ce pauvre Fillon.
M'est avis que cette histoire n'est pas fini et je prédis un sanglant Mac Beth avant la fin du mandat et forcèment une fin à la Roi Lear.
Rendez vous bientôt pour les prochains épisodes de ce Parifollichon .